 Un mot d'orde : « Soyez prêts à réagir si les industriels ne nous entendent pas ».(© Terre-net Média) |
Jeudi 28 mai, toutes les fédérations se réuniront au sein du Cniel avec les deux médiateurs désignés par le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, afin de trouver des solutions sur la situation laitière française.
« Ca ne va pas être facile, mais c’est indispensable ! » précise le président de la Fnsea, en expliquant que la définition des indicateurs restent très difficile à mettre en place (contraintes régionales, nationales et européennes
«imposées » par les mix produits ou débouchés de chaque industriel ou transformateur).
« Je souhaite que les industriels laitiers face preuve de sérieux » et que les « dirigeants de la Fnil (Fédération nationale des industriels laitiers) aient un mandat clair de leurs adhérents pour aller à la négociation » déclare-t-il. « Dans cette réunion il y a du court terme (ndlr, avec la fixation des prix pour mai et juin 2009) » dit-il. Mais le résultat de ces négociations aura également un impact sur le long terme et donc sur le prix payé à l’année. « Si nous n’avons pas d’idée du prix moyen, nous ne savons pas où nous allons. Il faut que l’on nous donne de la visibilité » explique Jean-Michel Lemétayer.
Le président de la Fnsea ne « serait pas choqué que ça n’aboutisse pas jeudi »
Toutefois, malgré son « naturel positif » le président de la Fnsea ne « serait pas choqué que ça n’aboutisse pas jeudi ». « J’ai fixé l’échéance au 5 juin » affirme-t-il, en précisant que si aucun accord n’était trouvé passé cette date « ça posera d’énormes problèmes (ndlr, par rapport à la mise en paiement du mois de mai)». Face à cette situation Jean-Michel Lemétayer demande aux producteurs de rester mobilisés : « Soyez prêts à réagir si les industriels ne nous entendent pas » déclare-t-il.
Enfin pour conclure sur l’avenir très long terme de l’élevage laitier français, européen et sur la Politique agricole commune, le président de la Fnsea s’inquiète de la conception de la Pac par Mariann Fisher Boel : « Nous n’avons pas la même vision de la Pac » commente-t-il. « Ce qui me choque, c’est que les débats d’hier (ndlr, de la commission européenne) se concluent sur une position intransigeante » concernant les outils de régulation des marchés. L’avenir des quotas laitiers semble aujourd’hui encore inchangé, surtout face aux « mesurettes » mises en place par l'Europe hier (Union européenne - Bruxelles accorde des aides limitées au secteur laitier en colère, cliquez sur le titre).
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