 La signature de l'accord implique le retour du boeuf américain de haute qualité. (© Terre-net Média) |
La signature est intervenue à Genève, où le représentant américain au Commerce extérieur (Ustr) Ron Kirk était arrivé deux jours plus tôt, ont indiqué les services de ce dernier dans un communiqué.
Un conflit de plus de vingt ans
Un accord préliminaire avait été signé le 6 mai pour mettre fin à ce conflit vieux de plus de vingt ans. En échange d'un accès accru et non taxé au marché européen pour la viande bovine américaine dite «de qualité», à hauteur de 20.000 tonnes pendant trois ans (contre 11.000 actuellement), puis 45.000 tonnes ensuite, l'UE a obtenu de pouvoir continuer à bannir sur son territoire la viande d'animaux traités aux hormones de croissance.
«Je suis très satisfait que nous ayons pu trouver un moyen d'obtenir des quotas considérables pour le retour du boeuf américain de haute qualité sur un marché important qui a été largement fermé pendant trop longtemps», a indiqué M. Kirk, cité dans le communiqué. «L'UE reste l'un des quelques marchés à bannir la viande de bétail traité aux hormones de croissance, un boeuf qui est parfaitement sain pour la consommation, mais nous voyons cet accord comme une façon pragmatique d'avancer», a-t-il ajouté. Le secrétaire américain à l'Agriculture, Tom Vilsack, s'est félicité de ce «nouvel accès à un marché parmi les plus étendus du monde».
Suppression des taxes
Les Etats-Unis, confortés par plusieurs jugements de l'Organisation mondiale du commerce, arguent auprès des Européens de l'inocuité du boeuf aux hormones en vain depuis les années 1980. L'UE fait valoir de son côté le principe de précaution. Washington impose donc des sanctions douanières, en rétorsion, contre certains produits alimentaires européens. En janvier, lors de la dernière semaine du mandat du président George W. Bush, l'Ustr avait annoncé que le roquefort verrait ses droits de douane tripler, avec une taxe à 300%.
En vertu de l'accord signé mercredi, pendant une première phase de trois ans, les Etats-Unis vont supprimer les taxes sur une partie des produits européens. Pour la France, cela concerne les tomates, les conserves, la chicorée, les oignons et la moutarde. Le roquefort restera pour sa part taxé à 100% pendant ces trois années.
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