 La France à l'écart de l'essor du marché mondial de viande de porcs.(© Terre-net Média) |
Dans le chapitre du Cyclope 2009 consacré à la viande porcine , Jean-Paul Simier écrit : «
En 2009, sous l’effet de la baisse escomptée de la production et conformément à l’effet de cycle, les prix européens devraient remonter peut être jusqu’à 1,70 euros par kilo au cours de l’été. Mais malgré ce recul de la production (-4%) surtout dans les pays d’Europe orientale, la hausse du prix sera contenue par la baisse de la consommation intérieure (-1%), par la relative faiblesse du dollar américain et par une concurrence accrue des Etats-Unis et du Brésil sur les marchés internationaux et une absence probable des restitutions .»
Ce sont ces mêmes facteurs qui expliquent pourquoi les éleveurs de porcs européens n’ont pas bénéficié du contexte de prix favorable qu’ont connu en 2008 les Américains. Sans compter la domination de la grande distribution qui ne répercute pas à l’industriel toutes les hausses de prix au consommateur. Résultat, la France ne profite pas de l’embellie mondiale des exportations de porcs. Notre pays est même déficitaire pour les produits transformés.
Pour certains pays européens, mais aussi sud-américains, le marché russe de viande porcine constitue une menace permanente à l’export. La Fédération met régulièrement des mesures protectionnistes en invoquant des risques sanitaires survenus ici ou là. L’objectif recherché est la reconstruction d’une filière d’élevage compétitive ( actuellement fortement déficitaire) en mesure de subvenir aux besoins de la population. Une politique sans succès qui conduit avant tout à déstabiliser le marché mondial l’export. La grippe H1n1 conduit depuis quelques semaines à interdire les importations de viande porcine en provenance de pays touchés par l’infection.
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