 Olivier Roux, co-gérant avec son frère François, de la société Alazard & Roux, basée à Tarascon. (© CZ) |
Olivier et François Roux constituent aujourd’hui la 3
e génération de cette entreprise créée en 1934 par leurs grands-parents et qui commercialise aujourd’hui le taureau de Camargue, le porc du Ventoux et l’agneau du pays d'Arles. Olivier Roux a d’ailleurs rappelé les grands principes de leur engagement dans les filières régionales. «
La filière Porc du Ventoux est une filière pérenne dans laquelle on croit et dans laquelle on investit, annonçait l’industriel.
C’est pour cela que nous avons investi dans la transformation de l’abattoir ovin de Saint-Saturnin-les-Apt pour le transformer en un abattoir porcin. »
Une réponse à la concentration mondiale
Auparavant, les éleveurs devaient en effet aller soit à Valence (Drôme), soit à Gap (Haute-Alpes), couteux en frais d’approche. «
Cet investissement doit permettre d’aller vers la mise en place d’un signe officiel de qualité, avec des animaux produits et découpés dans la zone de production », poursuivait Olivier Roux.
«
Certes, le contexte économique est difficile et les outils de transformation se concentrent. Mais de nouvelles tendances de consommation se développent. Je crois fermement que le consommateur se pose de plus en plus de question et même si on fait face à une crise économique aujourd’hui, il ne faut pas baisser les bras maintenant. » Et de conclure en disant que cet outil industriel pouvait également être un levier sur lequel la filière porcine de plein-air pouvait également s’appuyer.
Le syndicat porcin A3P a d’ailleurs accompagné la réflexion régionale en 2008 en apportant sa contribution à la problématique de l’abattage et de la restructuration des organisations de producteurs.
L'abattoir du Pays d'Apt
En 1996, le maintien de l'activité d'abattage et de la filière viande étant menacé en Pays d'Apt, la C.C.P.A. décide de créer l'abattoir du Pays d'Apt. Elle a parallèlement réalisé un atelier de découpe. Ces deux équipements sont aujourd'hui exploités par la société Alazard et Roux avec laquelle la Ccpa a signé un crédit bail. À l’époque, la construction de cet abattoir avait été décidée dans un contexte de mise en valeur de la filière ovine, après la crise de la vache folle, et de lancement du label Agneau du Lubéron. La relance de l’élevage ovin se situait aussi dans le cadre d’une reconversion économique du Plateau d’Albion, friche militaire. Aujourd’hui, la filière porcine a rejoint le projet. |
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