« La Loi de modernisation de l'économie (Lme) a accentué le rapport de force», en faveur de la grande distribution, a souligné M. Volut auprès de l'Afp. La Lme autorise à partir de cette année les distributeurs à négocier les tarifs des industriels plus facilement. Ce «rapport de force», dénoncé par d'autres fournisseurs de la grande distribution, pénalise «surtout les petites et moyennes entreprises», selon lui.
 Avec un chiffre d'affaires de 5,5 milliards d'euros, le secteur de transformation de la viande qui à 90% concerne le porc compte quelque 350 entreprises dont à peine une vingtaine est leader sur le marché. (© Terre-net Média) |
Avec un chiffre d'affaires de 5,5 milliards d'euros et 36.000 emplois, le secteur de transformation de la viande qui à 90% concerne le porc (jambon, saucisson,etc.) compte quelque 350 entreprises dont à peine une vingtaine comme Aoste, Fleury Michon, ou encore Herta, sont leaders sur le marché. Les autres sont des Pme avec un profil moyen de 50 à 100 employés et un chiffre d'affaires de 10 à 15 millions d'euros. «Si vous êtes leader sur votre marché, on ne va pas vous sortir du magasin ou alors quelques jours ou quelques semaines, explique-t-il.Mais le problème, ce sont les Pme qui sont dans une position d'extrême faiblesse» dans ces négociations.
Si les Pme ne baissent pas leurs prix, la grande distribution leur propose alors de devenir leur sous-traitant en produit de marque distributeur (Mdd). Une autre façon de faire pression, souligne encore M. Volut.
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