"On était déjà taxé à 100% depuis neuf ans, alors maintenant avec 300% on a fini de vendre du roquefort aux USA", a déploré le président de la Confédération générale du Roquefort, Robert Glandières. Les Etats-Unis ont annoncé jeudi qu'ils allaient tripler les droits de douane imposés aux importations de roquefort, une sanction prise en rétorsion de l'interdiction par Bruxelles du boeuf aux hormones américain.
En 1999, la première taxation du roquefort, déjà dans le conflit sur l'importation de boeuf aux hormones américain avait provoqué la colère des éleveurs aveyronnais. Elle avait suscité le "démontage" du Mc Do de Millau le 12 août 1999, par des militants de la Confédération paysanne conduits par José Bové. "On a consenti un effort financier depuis des années pensant qu'il était plus difficile de rentrer à nouveau sur un marché que d'y rester même à perte, mais on s'est peut-être trompé, c'est fini on n'en enverra plus là-bas", a déclaré M. Glandières, estimant que "c'était dans les tuyaux de l'administration Bush depuis longtemps et ils l'on fait avant de partir".
Selon M. Glandières, les exportations de Roquefort vers les Etats-Unis étaient de 400 tonnes par an, soit environ 2% de la production. Elles représentent 1,6 million de litres de lait transformés pour un volume global de 90 millions de litres de lait produit.
"C'est frustrant que ce soit encore nous qui devions pâtir de ces mesures de rétorsion de la part des Etats-Unis", a regretté Béatrice Weirich, porte-parole de la fédération régionale du syndicat des éleveurs de brebis (FNSEA). "Cela coûtait déjà excessivement cher à la filière de maintenir le Roquefort là-bas malgré les taxes, donc des droits de douanes qui passent à 300% nous excluent de fait du marché américain", a-t-elle ajouté. "Le Roquefort est un symbole français et on paie sa notoriété", a-t-elle encore estimé.
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