La méthanisation (ou biogaz) est une dernière alternative prometteuse pour la filière porcine. Les développements sont d’ailleurs en cours.
Il s’agit d’un procédé biologique de transformation anaérobie de la matière organique en biogaz, par l’action de bactéries. Ce procédé permet d’obtenir environ 60% de méthane et 40% de gaz carbonique.
« Pour les exploitations porcines l’intérêt du biogaz est multiple, souligne le rapport. Il permet à la fois de désodoriser le lisier de porc, de produire de l’énergie sous forme de chaleur utilisable dans les bâtiments et enfin de produire de l’électricité. », soulignait en septembre dernier, Pascal Levasseur (Ifip-Institut de l'élevage)
Concrètement, il s’agit de faire monter le produit organique dans un milieu chauffé (à 38-40°C) et hermétiquement clos. La production de biogaz sert de combustible à un moteur qui fait tourner une turbine qui chauffe. « Le rendement est compris entre 35 et 37 % » expliquait Pascal Levasseur.
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Des pistes de valorisation
Cette solution séduit bon nombre de producteurs ces derniers mois. Il est vrai qu’elle présente un certain nombre d’avantages (à lire en cliquant ICI) car elle produit de l’électricité (qui peut être revendue), de la chaleur, sans oublier le fait qu’elle assainit l’effluent et le désodorise. Différentes pistes de valorisation de l’énergie thermique obtenue sont aujourd’hui possible (en savoir plus article NRJR 9) :
- Le chauffage des porcs charcutiers et des truies gestantes
- La déshydratation du digestat ou d’un refus de séparation de phase
- La valorisation hors site (lotissement, serre…) selon les opportunités de l’élevage. « Attention, cette voie n’est pas extrapolable pour tous les élevages », précisait Pascal Levasseur.
Reste que cette production de biogaz dépend de la teneur en matières digestibles de la matière organique utilisée et peut varier de 10 m3/t de lisier à 60 m3/t de fumier. De nombreux projets sont donc à l’étude dans les exploitations françaises alors qu’à l’étranger. En France, un groupe d’étude ‘Club Biogaz’ s’est d’ailleurs mis en place ; il regroupe différents instituts (Ademe, Inra, Cemagref, Solagro…). Des programmes d’études sont en cours et d’autres prévus dans le cadre de plusieurs dossiers dont le dossier Adar 2007, ‘Développement d’un calculateur pour l’intérêt technico-économique de la méthanisation et acquisition de référence’. Enfin, un calculateur de rentabilité d’une unité de méthanisation est en cours d’élaboration. Ce calculateur, dénommé Méthasim, devrait être disponible en 2009.

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