Leur revenu aurait progressé de 23 % après 5,8 % en 2006/2007. Il s’établirait pour cette année autour de 23,8 mille euros par actif non salarié avant charges sociales et impôts. Les disparités sont fortes entre bovins lait et viande, ovins, et porcins ou autres élevages hors sol.
![]() Les éleveurs ont vu fondre de moitié leur revenu en deux ans (© Terre-net Méida) |
Le bon résultat serait lié à une hausse moyenne du prix du lait de 18% et à une augmentation du volume de lait livré de 4% qui s’ajouterait à l’Adl. Dans ces conditions, les charges alimentaires en progression de 22% dans les exploitations laitières, en grande partie autosuffisantes, auraient modérément pesé sur le résultat de 2008. Il en sera tout autrement pour 2009, puisque les éleveurs savent déjà qu’ils auront à faire face à une baisse drastique du prix du lait sans réelle compensation (prix des engrais et aliments encore très élevés entre autre).
Elevage hors sol (œufs, porcs, volailles)
Des revenus stables par rapport à 2007 et donc encore bien faibles. En 2008, ils représenteront à peine la moitié du revenu moyen national par actif non salarié (net d’inflation) et 60% du niveau de leur rémunération en 1990, en euro constant. Les prix des produits animaux (volailles, oeufs, porcs) ont été dans l’ensemble supérieurs de 6% à 12% tout au long de l’année à ceux de 2007 mais la hausse des prix aliments ont maintenu les revenus de cette catégorie d’éleveurs à leur faible niveau de l’an dernier.
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La production ovine encore en recul
Les éleveurs de bovins viande ont dorénavant des revenus équivalents à ceux des producteurs d’ovins qui voient encore les leurs reculer de 10% en 2008 après 12% en 2007. Avant prélèvements obligatoires, le revenu s’établirait autour de dix mille euros par actif non salarié. Une nouvelle baisse de la production livrée (-5%), une moindre valorisation des animaux vendus (plus de réformes, moins d’agneaux) et comme pour les éleveurs de bovins, une hausse des charges alimentaires ont pesé sur les résultats de l’année. En euro constant, leur revenu est dorénavant inférieur de moitié à celui de 1990.
Une situation intermédiaire, celle des éleveurs de bovins mixtes qui ont profité d’une bonne fin de campagne lait 2007/2008 et dans une moindre mesure de la déprime du secteur en viande bovine.


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