Les syndicats agricoles appellent, dans un communiqué commun, à bloquer des sites de transformation du groupe situés en Bretagne à partir de mercredi 20H00 "jusqu'à ce que les dirigeants principaux du groupe se déplacent et entendent leurs revendications". "Non contents d'avoir fait savoir que le groupe n'appliquerait pas le même prix du lait que celui payé par les autres entreprises de France, ses dirigeants n'ont pas trouvé les moyens de se déplacer en Bretagne pour dialoguer avec les éleveurs", déplorent-ils.
« Rencontrer les producteurs pour déterminer »
De son côté, Alain Troalen, porte-parole du groupe fromager, a pourtant déclaré à l'Afp qu'Entremont attendait "de rencontrer les producteurs pour déterminer" les prix pour novembre et décembre. "Les éleveurs bretons n'accepteront jamais d'être sous-payés et méprisés par leur laiterie pour le seul profit de son actionnaire majoritaire, un financier milliardaire (le Belge Albert Frère, Ndlr)!", souligne le communiqué.
Après une importante mobilisation des éleveurs en août dans l'Ouest (déjà contre des sites du groupe Entremont) et en novembre dans toute la France pour réclamer un meilleur prix du lait, industriels et producteurs sont parvenus le 1er décembre à un accord. Fraîchement accueilli dans l'Ouest, celui-ci prévoit en effet une baisse -par rapport au prix pour la même période de l'année précédente- de 25 euros aux 1.000 litres pour les deux derniers mois de 2008, de 45 euros pour janvier et février 2009 et de 55 euros pour mars. Entremont a pour sa part appliqué une baisse de 55 euros pour le mois d'octobre.
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