Lors de la table ronde du congrès Coop de France, l’animateur Eric Orsenna, économiste et membre de l’académie française a cherché à déterminer quels avantages les coopératives agricoles pouvaient avoir face à la grande distribution. Il a soumis les invités à une question simple et d’actualité (comme le démontre la journée de mobilisation du 7 novembre) : qu’apporte la structure coopérative dans les négociations avec la grande distribution ?
« Etre au plus près du marché et des attentes du consommateur »
« Nous estimons que c’est un atout. C’est comme une organisation en filière. Cela nous permet une meilleure organisation. La coopération a un vrai rôle pour adapter l’offre à la demande et être au plus près du marché et des attentes du consommateur » explique Philippe Dumas, président de la Sicarev (coopérative en bovin viande dans la Loire).
« Une continuité dans la relation »
« Concernant, le sucre, plus de la moitié de la production en France et en Europe est produite par des coopératives » précise Philippe Duval, président du directoire de Tereos, en ajoutant que cela ne permettait pas forcément de négocier. Toutefois « les coopératives agricoles égal pérennité. Et ce dans le fait qu’il y ait une continuité dans la relation ».
« L’avantage c’est que nous pouvons nous engager »
« L’avantage avec les groupes coopératifs, c’est que nous pouvons nous engager. C’est ce qu’attend directement la grande distribution en demandant de nombreux engagements comme les quantités, la qualité et le transport » ajoute Alain Vialaret, directeur de Blue Whale (coopérative internationale dans la pomme de consommation).
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