La ventilation, lorsqu’elle est de type dynamique, représente le second poste le plus consommateur en énergie. À regarder de près donc...
« Nous conseillons de mettre des consignes de chauffage et de ventilation identiques pour limiter ces pertes », expliquait Michel Marcon lors des rencontres Ifip-Institut de l’élevage lors du Space à Rennes en septembre dernier.
En effet, si la consigne est trop importante, le débit minimum de ventilation n’est alors pas atteint. Conséquence : l’éleveur donne la consigne d’expulser de l’air chauffé et donc, perd de la chaleur dans son bâtiment. « Nous conseillons de partir sur une consigne minimum de ventilation en début de PS de 3 m3/h/animal, qui entrainera la consommation de chauffage en PS de 6,68 kWh/porc produit. Car si on part sur une consigne de ventilation de 5 m3, on aura une consommation de 12,29 m3 : avec seulement 2 m3 de plus par animal, on double la consommation énergétique par animal », détaillait Michel Marcon, de l’Ifip-Institut de l’élevage (Tableau).
Ces chiffres montrent bien qu’une bonne maîtrise des débits minimum de ventilation est un aspect très important de la ventilation pour éviter le gaspillage d’énergie. Elle nécessite soit une intervention manuelle de l’éleveur, soit une régulation automatisée pilotée par le boîtier de régulation du ventilateur.
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Consigne minimum de ventilation en début de PS |
Consommation de chauffage en PS |
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3 m3/h/animal |
6,68 kWh/porc produit |
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4 m3/h/animal |
9,02 kWh/porc produit |
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5 m3/h/animal |
12,29 kWh/porc produit |
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6 m3/h/animal |
14,82 kWh/porc produit |
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7 m3/h/animal |
17,40 kWh/porc produit |
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