 (© Terre-net Média) |
Les scientifiques de l'Efsa ont estimé, dans un avis publié jeudi, que "le lait et les produits laitiers provenant de troupeaux atteints de la tremblante classique et, dans une moindre mesure, le lait provenant des brebis et des chèvres en général (en raison de l'existence d'animaux infectés ne présentant aucun signe clinique) pourraient présenter un risque d'exposition aux agents responsables de cette Encéphalopathie spongiforme transmissible (Est) pour les animaux et pour l'homme".
L'Efsa, l'Autorité européenne de sécurité des aliments, estime toutefois que "ces conclusions ont des implications pour la santé des animaux plutôt que pour la santé humaine, car la tremblante classique est une maladie animale et il n'a pas été démontré qu'elle puisse affecter l'homme".
Mais en vertu du principe de précaution, la Commission a elle déjà préparé des propositions d'interdiction. Elle va toutefois attendre les résultats d'une réunion des experts des Etats membres de l'UE, qui doivent discuter vendredi de l'avis rendu par l'Efsa. Aucune décision n'est cependant attendue dès cette première discussion, a précisé la Commission.
"Dès lors qu'une maladie animale présente un potentiel risque d'exposition pour l'homme, la Commission estime nécessaire de prendre des mesures pour limiter cette exposition autant que possible", a expliqué Nina Papadoulaki, porte-parole de la Commission pour la santé. "La Commission prépare en conséquence des propositions pour interdire l'utilisation du lait d'animaux provenant de troupeaux infectés et pour éviter la vente de ces produits sur les marchés des pays de l'UE", a-t-elle précisé.
Si les Etats membres sont d'accord, ces mesures d'interdiction pourraient être adoptées avant la fin du mois, a-t-elle indiqué. La tremblante du mouton ou scrapie est une maladie à prions mortelle pour les petits ruminants (ovins, caprins), présente sur tout le territoire français. Elle se caractérise par l'atteinte du système nerveux central.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Les seuils de déclaration environnementale relevés pour les élevages bovins