 Une transmission alimentaire de l'agent de l'Esb(© B.N., Terre-net Média) |
L'expert judiciaire, le docteur Jean-Louis Thillier, a enquêté pendant deux ans sur les habitudes alimentaires des neuf victimes françaises, décédées entre 1996 et 2006 de la maladie de Creutzfedt-Jakob dont les familles se sont portés partie civile devant la justice française. Son rapport de plus de 400 pages a été transmis ces derniers jours aux avocats des familles parties civiles, selon le Parisien qui en rend compte dans son édition de jeudi.
Dans ses conclusions, l'expert affirme, selon les cas étudiés, qu'il est "certain" ou bien qu'il est "possible" que la victime soit "décédée d'une maladie de Creutzfeldt-Jakob acquise par transmission alimentaire de l'agent de l'ESB (encéphalopathie spongiforme bovine, la maladie de la vache folle)".
Une 1ère réponse d'expert
Le docteur Thillier pointe également dans l'expertise la responsabilité des autorités sanitaires française qui, selon lui, aurait tardé à réagir après l'apparition du premier cas de bovin atteint de l'Esb en 1991. "Marquée par une forte tradition agricole et un Etat très présent", la France en a oublié son "rôle de garante de la sécurité des produits alimentaires", estime notamment le docteur Thillier.
"Cette expertise est intéressante dans la mesure où elle donne aux familles une première réponse d'expert", estime Me Bernard Fau, avocat de parties civiles. "Ces conclusion sont tirées de renseignements pris a posteriori sur les habitudes alimentaires des victimes", souligne l'avocat qui justifie ainsi les nuances apportés par l'expert sur certains cas.
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