 "Illogique et inquiétant" (© Terre-net Média) |
L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a jugé vendredi infondée la position française, mais le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et la secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet ont maintenu la suspension, soulignant que la décision revient au Conseil des ministres européens puis éventuellement à la Commission européenne.
"Si le ministre déclare qu'il maintient la clause de sauvegarde, je crois qu'il devra argumenter pour étayer son propos", "ou alors nous ne sommes plus dans un dispositif européen", a déclaré Xavier Belin, vice-président de la Fnsea. "Pour l'instant, c'est Bruxelles qui a autorité sur les autorisations" de cultiver des organisme génétiquement modifiés, a-t-il souligné, et "la suite logique (de cette décision) voudrait que la variété Monsanto 810 soit à nouveau cultivable" par les agriculteurs français.
Le président des Jeunes agriculteurs, William Villeneuve, s'est dit "inquiet" du maintien de cette clause, qui laisse la France "à la marge d'un progrès si les Ogm en sont un". Si la clause de sauvegarde devait être encore maintenue, l'Etat devra donner aux agriculteurs "les moyens de faire un vrai programme de protéines végétales" sans Ogm pour l'alimentation animale, a-t-il encore affirmé.
La Confédération paysanne s'est pour sa part félicitée de "la position de Jean-Louis Borloo". "L'Efsa n'a pas fait d'évaluation sérieuse du maïs Mon810", a déclaré Olivier Keller le responsable de sa commission Ogm. La décision de vendredi démontre selon lui "les dysfonctionnements et le manque de travaux sérieux et indépendants de cette agence".
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