Cette décision "grave qui pourrait ouvrir la voie à la ré-autorisation de ce maïs en France", a été prise "au mépris des doutes sérieux soulevés par les études scientifiques", indique cette organisation dans un communiqué. "Pour Greenpeace, c'est une nouvelle preuve de l'incapacité de cette agence et de la nécessité de la réformer", ajoute-t-elle.
L'Efsa, basée à Parme (nord de l'Italie), a estimé vendredi que la clause de sauvegarde invoquée par la France pour suspendre la culture du maïs génétiquement modifié Ogm Mon810 n'était pas justifiée. "Après avoir analysé les informations fournies par la France pour justifier sa clause de sauvegarde", l'Efsa a conclu que ces documents "ne présentent pas, en termes de risques pour la santé humaine et animale ou l'environnement, de nouvelles preuves scientifiques" sur un éventuel danger que ce maïs présenterait, selon le communiqué de l'Efsa. "Aucune preuve scientifique spécifique n'a donc été avancée (...) pour justifier l'invocation de la clause de sauvegarde", a conclu l'Efsa.
Rappel des faits
La France avait déposé auprès de la Commission européenne en février une "clause de sauvegarde" lui permettant de suspendre en application du principe de précaution la culture du maïs Ogm Mon810 et Bruxelles avait demandé le même mois l'avis de l'Efsa. Le Mon810, de la firme américaine Monsanto, qui était le seul Ogm cultivé en France, n'a pas été semé en 2008 et reste interdit en France. La Commission européenne doit statuer sur la question, après l'avis formulé vendredi par l'Efsa.
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