L’Unip (Union nationale interprofessionnelle des plantes riches en protéines) rappelle que l’utilisation des protéagineux permet de réduire sa « dépendance à l’azote ».
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Variation du prix des engrais : Le prix des engrais est en constante augmentation. Ce n’est pas une nouveauté, certes, mais depuis 2003, l’Unip rappelle que leurs prix augmentent de 10% chaque année et qu’en 2008 il a considérablement augmenté (de 0,9€/kg pour l’engrais simple azoté en 2007 à plus de 1,35€/kg en 2008). |
Les augmentations du prix des engrais azotés impactent directement les charges annuelles d’engrais liées aux cultures. Elles passent de 119€/ha en 2004 pour une culture recevant 170kgN/ha à 212 €/ha en 2008 (chiffre de septembre 2008). L’Unip estime que le gain relatif de marge pour les protéagineux lié à la hausse des engrais azotés évolue de +8€/ha en 2004 à +101€/ha en 2008. Les protéagineux « voient leur compétitivité s’améliorer fortement par rapport aux autres grandes cultures nécessitant des apports azotés » conlut le communiqué de l’Unip.
De plus, l’Unip insiste sur l’effet précédent des protéagineux sur la culture suivante. « En fonction des types de sols, le pois permet en moyenne un gain de rendement de 7 à 10 quintaux par hectare et une économie de 20 à 50 kg d’azote par hectare sur blé qui suit, par rapport à un blé sur blé. (…) Cet écart renforce l’intérêt de maintenir des têtes de rotation comme les protéagineux dans les assolements ».
Un gain de rendement de 7 à 10 quintaux par hectare
Concernant la commercialisation, les prix des pois suivent toujours les fluctuations du marché du blé, mais avec un écart des prix au-dessus des blés. Ils sont tirés vers le haut grâce à leur valeur énergétique et à leur composition en protéine, supérieures à celle des blés.
Concernant le marché de l’alimentation animale (moins contraignant en termes de qualité), les pois standards possèdent toujours un écart de prix supérieurs aux blés fourragers destinés aux usines de fabrique d’aliment (cf. graphique : Prix rendu centre Bretagne). L’offre en pois à destination de l’alimentation du bétail n’est pas suffisante pour répondre à la demande, et est fortement concurrencée par l’export des pois pour l’alimentation humaine à destination de l’est (en remplacement du pois chiche, plus cher).
L’Unip rappelle sur l’intérêt du pois dans l’alimentation du bétail et sa situation intermédiaire entre le soja riche en protéine mais pauvre en énergie et le blé riche en énergie et pauvre en protéine. Il en est de même pour les féveroles.
![]() (© Unip) |


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