 Jean-Michel Lemétayer :"Il faut des mécanismes de régulation des marchés(© B.N., Terre-net Média) |
« Ce contexte de retournement des marchés auquel est associée une forte hausse des charges constitue pour nous une situation qui devient extrêmement délicate pour de nombreux secteurs » entame Jean-Michel Lemétayer, lors d’une conférence de presse mardi 28 octobre à Paris.
« Il nous faut dénoncer avec la plus grande fermeté cette situation de forte volatilité des prix. Une amplitude qui est intenable. »
« Nous préparons activement le rendez-vous sur le revenu le 12 novembre prochain » a affirmé Jean-Michel Lemétayer, président de la Fnsea, avant de détailler leurs axes d’actions. A commencer par la volatilité des prix : « Notre première demande : que la présidence française, Michel Barnier en tête, dise clairement au niveau européen qu’il faut des mécanismes de régulation des marchés » insiste Jean-Michel Lemétayer, qui refuse de laisser parler Mariann Fischer Boel « de libre marché sur notre territoire ».
« Le deuxième axe de notre action est tourné vers les négociations commerciales. La Lme (loi de modernisation de l’économie) a tout fait sauf protéger les petites et moyennes entreprises. La grande distribution doit nous entendre sur le fait qu’on ne paiera pas deux fois la note. Nous ne voulons pas être la variable d’ajustement de ces négociations commerciales »
Avancer le versement des aides Pac d'un mois
Le troisième volet évoqué par la Fnsea vise des mesures ponctuelles pour certains secteurs. « Je pense à la viande ovine et bovine » précise Jean-Michel Lemétayer. Il propose d’avancer le versement des aides Pac d’1 mois : « Ça ne coûte pas mais cela permet de donner un vrai bol d’air. Vous avez énormément de producteurs qui font un court terme de trésorerie en attendant le versement des aides Pac. Donc avancer le versement, c’est supprimer un mois de charges financières liées aux taux d’intérêt. »
La Fnsea a d’ailleurs appelé à une journée d’action le 7 novembre prochain, pour « alerter le gouvernement, les entreprises et les grandes surfaces de cette situation qu’on ne peut pas laisser en l’état ».
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