Selon l’Union des Industries de la Protection des Plantes (Uipp), la révision de la directive 91/414 entraînerait une forte diminution des rendements agricoles et une augmentation du prix des denrées alimentaires.
![]() Selon l'Uipp, l'application de la nouvelle directive européenne 91/414 induirait une chute des rendements de pommes de terre de xx% (© Terre-net Média) |
« Une étude publiée par le centre européen pour la recherche sur la politique agricole, régionale et environnementale (EUROCARE) conclut que la révision de la directive 91/414, imposant la réduction des produits phytopharmaceutiques, entraînerait une forte diminution des rendements agricoles et une augmentation du prix des denrées alimentaires pour les consommateurs européens », explique l’Uipp dans un communiqué paru vendredi 10 octobre.
Dans ce contexte, Friedhelm Schmider, directeur général de l’European Crop Protection Association (ECPA), et Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP, interpellent les instances de l’Union Européenne afin qu’elles examinent, dans les plus brefs délais, l’impact de ce nouveau règlement sur les productions agricoles et sur le coût de l’alimentation.
Des résultats qui n'impressionnent pas
« Ces augmentations ne sont pas surprenantes, étant donné les pressions actuelles sur les prix des produits alimentaires et l'importance de l'Union Européenne sur les marchés internationaux », explique Dr Marcel Adenäuer (EUROCARE, Bonn). «Les augmentations de prix prévues dans l'étude sont également conformes à l'expérience récente. En 2007, par exemple, l'offre mondiale de blé a été d'environ 20 millions de tonnes de moins qu'en 2005 et les prix ont augmenté de plus de 100% ».
L’Ecpa et l’Uipp tiennent à rappeler que l’Union Européenne doit mettre en place une réglementation respectueuse de l’environnement tout en garantissant la sécurité des utilisateurs et des consommateurs.
Selon les résultats des études conduites par Ecpa et l’Uipp menées sur l’application de la nouvelle directive européenne 91/414, les rendements des principales cultures baisseraient entre 10% et 33%. Et les prix des céréales et des légumes pour les consommateurs européens pourraient augmenter respectivement de 73% à 104%.

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