Pourquoi supprimer une formation qualifiante reconnue par les professionnels et les employeurs? Telle est la question soulevée par Jeunes agriculteurs, la Fnsea et l’Unep (entreprises du paysage) en quittant, mercredi 24 septembre, la table de discussions avec le ministère de l’agriculture sur la réforme du baccalauréat professionnel.
Porté par l’éducation nationale, le projet de réforme vise à supprimer le Bep (Brevet d’enseignement professionnel) et à promouvoir le cursus Capa-Bac pro.
Or selon les professionnels agricoles, le Bepa (brevet d’enseignement professionnel agricole) est une formation qualifiante reconnue par les employeurs, ce qui n’est pas le cas du Capa (certificat d’aptitude professionnel agricole). C’est pourquoi les titulaires de ce diplôme poursuivent leurs études jusqu’au Bepa, le Capa servant souvent de tremplin pour obtenir un Bepa.
Laisser le choix
En revanche ils seraient moins de 10 % à se diriger vers un Bac professionnel avec leur Bepa en poche.
Les professionnels et entrepreneurs du paysage veulent laisser la possibilité aux étudiants de poursuivre en Bac pro, une fois leur Bepa obtenu, ou de se diriger directement sur le marché du travail où ils ne rencontrent pas de problème pour décrocher un premier emploi.
« La profession agricole souhaite que les spécificités de l’enseignement agricole soient reconnues, préservées voire valorisées ».
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