« Le premier octobre, va débuter le procès en correctionnelle des anciens dirigeants de la société financière Unigrains et de l’ancien président de la Fnsea. Ceux-ci vont devoir répondre, entre autres, d’abus et de recel d’abus de biens sociaux», ont déclaré vendredi 26 septembre les responsables de la Confédération paysanne. Ce procès fait suite à un rapport de la Cour des Comptes publié en 1999.
« Au-delà des individus, ce procès va être celui du financement de la Fnsea et de ses sections spécialisées. Cette organisation syndicale considère en effet que les actes de production des paysans doivent être taxés à son profit », ajoutent-ils.
Des faits non constitutés
Selon le syndicat, les faits reprochés « ne sont pas isolés. La Cour des Comptes a mis en évidence des errements comparables en 2002 et 2007 en matière de gestion des interprofessions et d’utilisation des cotisations volontaires obligatoires, montrant si besoin est, que ces agissements perdurent ».
Les responsables de la Confédération paysanne estiment que « ces faits bénéficient en fait de la mansuétude des pouvoirs publics qui, dans l’affaire Unigrains, ont considéré que les faits ne sont pas constitués. Quant aux affaires révélées en 2002 et 2007, ces mêmes pouvoirs publics n’ont pas engagé de poursuite ».
La Confédération Paysanne, qui s’est constituée partie civile, estime que « les règles en matière de représentativité et de financement des organisations syndicales à vocation générale doivent évoluer rapidement pour éradiquer ces pratiques ».
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