Le ministère de l'Agriculture et de la Pêche a présenté jeudi un nouveau plan "pour une meilleure alimentation du consommateur", qui sera adossé à un "observatoire de la qualité alimentaire".
Cinq "chantiers prioritaires" ont été définis pour un "accès de tous à une alimentation saine, diversifiée, de bonne qualité nutritionnelle et gustative", a déclaré Jean-Marc Bournigal, directeur général de l'alimentation (DGAL), au cours d'une conférence de presse. Ce programme, qui veut pallier le "décalage" entre la consommation des Français et les recommandations nutritionnelles émises par les pouvoirs publics, sera relayé à la télévision par une série de petits films réalisés par l'Institut national de la consommation (INC). Le montant total du programme est inférieur à 2 millions d'euros par an, auquel s'ajoutent les frais de la campagne de communication estimés à 300.000 euros. Un "observatoire de la qualité alimentaire" (OQALI) verra le jour dans les semaines à venir, a encore annoncé M. Bournigal. Sa mission sera de suivre la qualité nutritionnelle des aliments mais aussi d'étudier l'évolution commerciale (prix, information) de ces produits.
Sécurité des produits
Le plan vise notamment à "mieux garantir la sécurité des produits importés", a fait valoir M. Bournigal, citant le mémorandum présenté récemment par la France sur le renforcement des contrôles sanitaires des produits importés en Europe. Il a cité pour exemple le scandale du lait frelaté chinois et a rappelé les mesures prises par le gouvernement pour s'assurer qu'aucun lait pour enfants d'origine chinoise n'était vendu en France et pour retirer du marché les produits dérivés laitiers chinois (biscuits, viennoiseries, bonbons). Les pouvoirs publics veulent aussi "promouvoir la diversité des produits" sous label de qualité pour "défendre notre identité culturelle", avec notamment pour objectif de servir 20% de produits bio dans les services de restauration de l'administration en 2012.
Plus de fruits et légumes
Autre mesure, "améliorer l'accessibilité aux fruits et aux légumes". Le programme national nutrition santé (PNNS), lancé en 2001 et reconduit en 2006, prévoit la consommation de cinq fruits et légumes par jour. Or, selon M. Bournigal, près de 44% des enfants de 3 à 17 ans consomment moins d'une portion de fruit par jour. Deux actions --"un fruit pour la récré" avec une distribution gratuite dans les écoles et "un fruit pour les loisirs"-- illustrent cette mesure. Le gouvernement a aussi le souci d'"améliorer l'offre alimentaire en restauration collective", en particulier dans les cantines scolaires. Enfin, "subvenir à l'alimentation des populations les plus démunies" figure aussi au programme.
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