C’est la première fois depuis 2004 que tous les pays membres de l’Union participent à un débat commun pour réfléchir à la politique à conduire à Vingt-sept. Une vingtaine de pays défend une Pac « après 2013 » dotée d’outils de régulation importants tandis que les six autres se réfèrent à un modèle plus libéral.
![]() Michel Barnier, entouré de Mariann Fischer Boel et Petr Gandalovic, ministre tchèque de l’agriculture dresse le bilan du conseil. (© F.H. Terre-net Media) |
Michel Barnier, ministre de l’agriculture, « s’attend à ce que ces débats soient longs», en se rappelant ceux qu’il avait conduits à Bruxelles sur la politique européenne des régions, lorsqu’il était commissaire européen. Ils avaient duré trois ans !
« Il y a du pain sur la planche ! », s’exclame Petr Gandalovic, ministre de l’agriculture tchèque à la sortie du conseil informel des ministres européens de l’agriculture. Il souhaite ne se consacrer l’an prochain qu’à « l’après 2013 ». Aussi, il se sentirait soulagé si les décisions concernant le bilan de santé de la Pac pouvaient être prises avant la fin de la présidence française.
« Comme il n’y aura qu’une Pac en 2013 (les nouveaux membres sont actuellement soumis à un régime d’aides transitoire), c’est ensemble que nous devons débattre des grandes orientations de la nouvelle politique à conduire », a déclaré Michel Barnier. « La volonté par les pays membres de maintenir une politique agricole commune suffisamment ambitieuse pour faire face aux défis du futur », est réelle ajoute-il.
Le premier débat à vingt sept
C’est la première fois depuis 2004 que tous les pays membres de l’Union participent à un débat commun pour réfléchir à la politique à conduire à vingt sept - à l’époque, les nouveaux membres de l’Union avaient pris « le train de la Pac en marche » - Or les disparités entre les pays resteront encore importantes en matière de développement agricole à l’horion de 2013 au regard de ce qu’elles sont aujourd’hui.
![]() Pour la 1ère fois depuis 2004, tous les membres de l'Union se réunissent pour débattre ensemble. (© F.H., Terre-net Média) |
De son coté Mariann Fischer Boel ne renonce pas à son projet de réduire les mécanismes de régulation des marchés et de développer le recours à des aides du second pilier pour soutenir les agricultures les plus vulnérables. Persuadée que c’est le meilleur moyen de sauver le budget agricole européen.


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