Avant de discuter « gros sous » dans plusieurs mois, Michel Barnier a remis à ses ving six collègues européens un document de travail pour leur rappeler les enjeux de « la Pac du futur ».
« Comment préparer au mieux la Pac du futur ? ». Tel est le sujet de réflexion, pour ce week-end, des vingt sept ministres de l’agriculture de l’Union avant la réunion d’Annecy de ce lundi 22 et mardi 23 septembre.
Pour aider ses vingt six collègues à y réfléchir, Michel Barnier, ministre français de l’agriculture a envoyé à la fin de la semaine dernière, le document de travail de la présidence française de l’Union assorti, dans la troisième partie, de quatre questions.
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Ces questions portent sur les orientations à donner à la « Pac d’après 2013 ». Deux d’entre elles concernent directement l’exploitation agricole. La première invite les ministres de l’agriculture européens à se demander si « les modes de soutiens actuels, basés essentiellement sur des soutiens individuels et fixes dans le temps sont-ils adaptés aux enjeux de la Pac ? Et la seconde question à apprécier si : « l’efficacité de la Pac implique t-elle de mieux prendre en compte à l’avenir la diversité des systèmes de production et de leurs besoins ? ».
Fixer le cadre de la réflexion
Les deux premières parties du document de la présidence française fixent le cadre de la réflexion à conduire sur la « Pac d’après 2013 ».
La première partie rappelle le contexte dans lequel cette réflexion va être conduite (cours élevés, crise alimentaire…). Dans la deuxième partie, le document « définit les principaux défis que l’agriculture européenne devra relever » à savoir : les défis alimentaire, environnemental et le défi « des territoires afin de permettre un développement harmonieux de toutes les régions européennes ».
Pour relever ces défis, voici les quatre objectifs auxquels la « Pac d’après 2013 » devra répondre. Ils visent, selon le document du ministre de l’agriculture, à tout mettre en oeuvre pour assurer la sécurité alimentaire de l’Union européenne et pour contribuer aux équilibres alimentaires mondiaux (avec 8 milliards d’individus d’ici 2030, la demande alimentaire ne va cesser de croître). Le troisième objectif est la préservation des espaces ruraux et enfin le quatrième, « la construction d’une agriculture qui concilie performance économique et efficacité territoriale ».
Rendez vous mardi pour savoir si les Vingt sept seront parvenus à trouver un terrain d’entente sur ce que seront les orientations « de la Pac du futur » !
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