M. Barnier souligne que "l'insécurité alimentaire renforce la nécessité de débattre des objectifs de la nouvelle Pac bien avant son échéance de 2013". "La France est convaincue que le débat politique doit précéder le débat budgétaire", qui devrait intervenir en 2010, ajoute-t-il.
Il met l'accent sur le "besoin d'une gouvernance, d'outils de prévention et de stabilisation des marchés pour avoir des échanges équitables" dans un contexte d'"instabilité actuelle caractérisée par la volatilité des prix et la spéculation sans précédent sur les matières premières, dont les matières premières agricoles".
«L'absence de PAC coûterait plus cher que la PAC actuelle»
M. Barnier plaide aussi pour une Pac "plus équitable". "Nous allons procéder à un rééquilibrage des aides au profit des systèmes de production durable", explique-t-il. Il observe ainsi que "certains producteurs, comme ceux des grandes cultures, bénéficient des meilleurs prix de marché, d'autres au contraire, comme les éleveurs, souffrent des mauvais cours de la viande et du renchérissement des coûts de l'alimentation de leurs animaux, sans compter les crises sanitaires".
"Si la PAC venait à disparaître, dit encore M. Barnier, il faudrait se poser la question de savoir combien cela coûterait à l'Union européenne en termes de désertification, de concentration des productions dans les zones les plus compétitives et de besoins nouveaux d'importations". Le ministre français se déclare "certain que l'absence de PAC coûterait plus cher que la PAC actuelle".
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