Depuis 1987, les Etats membres sont seulement autorisés à utiliser les surplus agricoles pour les redistribuer aux banques alimentaires et autres organismes d'aide aux plus démunis, et acheter de la nourriture sur le marché dans des circonstances exceptionnelles.
Mais aujourd'hui, les « stocks sont à leur plus bas historique, le nombre de personnes dans le besoin a augmenté et les prix alimentaires ont récemment augmenté brusquement », a noté la Commission dans un communiqué. « C'est pourquoi la Commission pense qu'il est vital d'augmenter le budget de ce programme et d'autoriser les achats de nourriture sur le marché de manière permanente », a ajouté le communiqué.
« Il est vital d'augmenter le budget »
A partir de 2009, Bruxelles veut donc augmenter de 300 millions d'euros à 500 millions d'euros le budget annuel de ce programme qui a bénéficié à 13 millions de personnes en 2006. La Commission veut également laisser aux Etats membres le soin de décider la liste des produits concernés, selon des critères nutritionnels. Ce qui permettrait ainsi d'inclure en particulier les fruits et les légumes dans cette aide alimentaire, limitée jusqu'à présent à certains produits de base comme le lait, le riz et certaines céréales.
Comme aujourd'hui, les Etats membres choisiront ou non de participer au programme européen. Ceux qui font ce choix présenteront à la Commission un plan sur trois ans, et co-financeront à hauteur de 25% pour la période 2010-2012 et de 50% pour 2013-2015. Environ 43 millions de personnes dans l'UE n'ont pas les moyens de se payer un repas avec de la viande ou du poisson chaque jour, selon la Commission.
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