Damien Bouhier, gérant de la société Copafrais (Ajaccio) a écopé de 7.500 euros d'amende et Jean Tomasi, des Salaisons réunies (Folelli, Haute-Corse) du double en raison d'une précédente infraction pour des faits identiques soit publicité mensongère et tromperie sur la marchandise. L'accusation, estimant que ces deux chefs "étaient parfaitement caractérisées", avait requis 15.000 euros d'amende pour chacun des deux hommes. MM. Bouhier et Tomasi étaient accusés d'avoir écoulé 148 tonnes de jambons pré-tranchés et entiers présentés comme des produits corses sous la marque "Corsica Nostra" alors que la matière première était issue d'une entreprise implantée sur le continent.
Le président Jean-Pierre Rousseau a souligné qu'"avec la mention +produit corse+ et la tête de Maure, le consommateur avait bien été grugé" et que "l'enquête menée n'avait pas trouvé trace d'un quelconque traitement d'affinage ou de fumage effectué en Corse, qui aurait pu justifier ce label". Me Philippe Gatti, avocat de la chambre d'agriculture de Corse-du-Sud, partie civile, avait réclamé une amende d'un million d'euros en soulignant qu'il s'agissait d'une "énorme escroquerie dont les éleveurs porcins - une profession sinistrée - sont les premières victimes". Les avocats des deux prévenus, Mes Terramorsi et Carlini, ont plaidé l'"erreur d'étiquetage". Lors d'une première comparution pour cette affaire, le 7 mai, le procureur avait proposé des amendes de 15.000 euros mais le président Guy Jean avait refusé d'entériner l'accord passé entre le parquet et les deux accusés et ordonné leur renvoi devant le tribunal correctionnel "compte tenu de la gravité des faits".
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