Michel Barnier a présenté ce plan ("Ecophyto 2018") mercredi en conseil des ministres, alors que la France est actuellement la plus grosse utilisatrice de pesticides en Europe. Sur ces 206 millions d'euros, près de 150 millions proviendront de différentes lignes budgétaires "déjà existantes", a-t-on précisé au ministère. D'ici "quelques semaines", "on saura quelles lignes budgétaires seront utilisées pour assurer le financement des 45,5 millions d'euros restants", a ajouté le ministère.
Le programme se développe en huit axes, dont le premier consiste à renforcer la collecte de données des pesticides utilisés. Une mesure spécifique va ainsi être mise en place, le nombre de doses unité (NODU), qui permettra de calculer l'intensité des pesticides utilisés, et non le volume. Entre 2001 et 2005, les agriculteurs ont effet réduit les volumes de pesticides utilisés, mais ils étaient plus puissants. Des indicateurs seront aussi mis en place d'ici 2012 afin de calculer l'impact et les risques de l'utilisation des pesticides, alors qu'il n'y a encore aucune donnée en la matière.
Les agriculteurs devront également passer un certificat de maîtrise des produits phytosanitaires, qui sera mis en place d'ici 2010. Une partie des mesures annoncées mercredi sont inscrites dans le projet de loi d'orientation du Grenelle de l'environnement, qui sera présenté à l'Assemblée nationale en octobre. Le président de la République Nicolas Sarkozy avait demandé en octobre 2007 au ministre de l'Agriculture Michel Barnier de réduire de 50% les pesticides utilisés en France d'ici 2018.
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