Dans l’Orne, Claude Harivel, président de la Cuma Innov61, valorisent avec ses adhérents les haies sur tout le département en transformant le bois coupé en plaquettes.
![]() Prendre conscience du potentiel de production des haies (© B.N., Terre-net) |
Les adhérents de la Cuma Innov61 vendent leurs plaquettes 34 euros la tonne verte à la société d’intérêt collectif (Scic) spécialement créée pour commercialiser le bois. car c'est cette dernière qui revend ensuite à ses clients adhérents les plaquettes sèches 92€ la tonne (soit l’équivalent de 4m3).
380 € la tonne équivalent fioul
Comme une tonne de plaquettes sèches équivaut à 320l de fuel, le coût de ce nouveau mode de chauffage revient à 380€. Or en 2008, la tonne de fuel valait jusqu’à 1.000€.
Pour se lancer dans la production de plaquettes, la Cuma Innov61 a acquis une déchiqueteuse (138.000€) subventionnée à hauteur de 40%. Elle produit en moyenne 40m3 de plaquettes par heure avec un coût horaire de 210 euros.
La moitié de la production de plaquettes (7.500m3) est vendue aux collectivités locales qui se sont dotées de chaudières adaptées pour les consumer. « Elles ne sont pas conscientes, du potentiel de production des haies de leurs communes en bois de chauffage », déplore Claude Harivel. Le facteur limitant du développement de ce mode de chauffage est en fait le manque de chaudières appropriées. Or le chauffage au bois met les collectivités à l’abri des aléas des marchés mondiaux d’hydrocarbures.

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