Selon Michel Barnier, le "modèle européen" caractérisé par "des exploitations plus petites mais mieux réparties sur le territoire, la qualité de la production, sa diversité et la traçabilité" est "compétitif" au même titre que "le modèle américain, anglo-saxon, d'industrie agricole, fait de grandes exploitations". Pour le ministre, sa survie dépend cependant de celle de la politique agricole commune (Pac). "La disparition du soutien européen signifierait celle des petites et moyennes exploitations et c'est toute la société qui en paierait le prix", a déclaré M. Barnier au public réuni au lycée agricole de Rouffach et essentiellement composé de futurs exploitants.
Un plan présenté dans les prochains jours
Michel Barnier a réfuté la critique d'une trop grande affectation à l'agriculture des moyens budgétaires européens (42,7% du budget communautaire en 2007): "Si l'on mutualisait les budgets nationaux de recherche, cela donnerait un montant quatre fois plus élevé que la Pac", a-t-il fait remarquer. La Pac doit toutefois renforcer son soutien aux pratiques de développement durable en y affectant une part plus importante de ses aides économiques, selon le ministre français.
En France, Michel Barnier présentera "dans les prochains jours" un plan de réduction de moitié en dix ans de l'usage des produits phytosanitaires par les agriculteurs, tandis qu'un programme de diagnostic énergétique de 100.000 exploitations a récemment démarré afin d'explorer les pistes d'économies d'énergie et de recours aux énergies renouvelables, a-t-il annoncé. Le cycle de conférences "Parlons-en" s'adresse en priorité aux jeunes. Il prévoit 17 réunions jusqu'en décembre dans des établissements d'enseignement supérieur généralistes ou spécialisés en agriculture.
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