Profitant de la présidence française de l'Union européenne, le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a convié ses homologues européens à une conférence sur les "Enjeux de la filière ovine européenne". Organisée à Limoges les 4 et 5 septembre, elle a pour objectif de soutenir ce secteur qui dégage des revenus parmi les plus faibles du monde agricole.
27 euros par brebis
« Pour nous, c'est un moment historique pour essayer de sortir l'élevage ovin de son état moribond », a déclaré M. Préveraud avant d'ajouter que la Fno, association spécialisée rattachée au syndicat Fnsea, demande 160 millions d'euros par an, soit une prime de 27 euros par brebis. Celle-ci s'ajoutera aux 10,5 euros que l'éleveur touche déjà par brebis. Le secteur « a été oublié dans les différentes négociations de la Pac dans les années passées et aujourd'hui nous devons rattraper le retard », a-t-il expliqué, soulignant qu'il s'agit de « rééquilibrer les aides » alors que l'élevage bovin a bénéficié de soutiens financiers plus importants.
Depuis plus de 25 ans, le cheptel ovin ne cesse de s'éroder. En 2007, il ne comptait plus que 8,3 millions de têtes, soit 36 % de moins qu'en 1979, selon les chiffres d'Agreste Conjoncture, une publication du ministère de l'Agriculture.
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