Le marché de la viande équine représente un débouché indispensable à la préservation du cheval de trait, dont certaines races, comme le boulonnais, sont menacées de disparition. Il souffre, selon la revue, d'un problème d'adéquation entre les chevaux produits et les chevaux à produire. La France importe en effet près de 78% de la viande équine consommée, car elle préfère la viande rouge, produite à l'étranger, à la viande blanche des poulains élevés localement. Le manque de bouchers spécialistes du découpage et de la préparation de la viande de cheval se fait également cruellement sentir, est-il indiqué.
Les Haras nationaux, avec la participation de l'association nationale interprofessionnelle du bétail et de viandes (Interbev), a décidé de mettre en place une série d'actions afin d'améliorer la rentabilité de ce marché. Ces actions, financées au moyen de subventions, concernent essentiellement les domaines de l'amélioration de la caractérisation des chevaux, de la conduite des troupeaux et de la génétique proprement dite. L'article rappelle que la France possède le plus important patrimoine génétique mondial pour les chevaux de trait avec neuf races.
88% des naissances partent à la boucherie, notamment pour l'exportation vers l'Italie. Les français ont consommé plus de 20.000 tonnes de viande de cheval en 2007 et la tendance est actuellement à la hausse. Cette consommation représente 3% environ de la consommation de viande globale et concernerait 18,1% des foyers, indique la publication. Les races de chevaux lourds à faible effectif (moins de cent naissances par an) sont l'auxois, le boulonnais, le trait du nord et le mulassier poitevin.
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