Selon l’exploitation et la localisation de la prairie, il faudra ajuster les espèces en fonction de leur complémentarité les unes avec les autres.
Objectif : mettre des espèces qui acquièrent et utilisent différentes ressources pour leur croissance, voire la même ressource mais à des périodes différentes. Il faut donc établir les interactions entre les espèces : certaines entreront en compétition (partage entre plusieurs individus d’une ressource limitée), d’autres en complémentarité, c'est-à-dire qu’elles utilisent la même ressource mais à des moments différents.
Parmi les exemples types, il y a l’association graminée/légumineuse pour l’acquisition de l’azote : la graminée assimile l’azote minéral quand la légumineuse fixe l’azote de l’air ; mais il y a aussi l’association d’espèces présentant des profondeurs d’enracinement différentes ou bien encore les espèces à cycles de croissance décalés dans le temps.
Interactions et enrichissements
Parmi les phénomènes de facilitation, les interactions nutritionnelles entre espèces sont souvent négligées. « Ainsi, quand la légumineuse met à disposition des autres espèces de l’azote au travers des racines mortes et des nodosités, il se libère quelques 150 à 170 kg/ha/an d’azote (RGA et trèfle blanc en rythme de croisière), parfois oubliés ! » rappelle Christian Huygues, directeur de recherche à l’Inra de Lusignan.
Autres observations réalisées : la richesse du couvert végétal qui influe l’écosystème prairial lui-même. Ainsi, plus la prairie est diversifiée, plus la taille de la colonie de pucerons est faible. Autre conséquence : le nombre d’espèces de champignons parasites foliaires est plus important, mais l’incidence négative de chacun est beaucoup plus faible conduisant à un impact bien moindre des maladies.
« On regarde trop souvent l’intensité de coupe pendant la phase adulte, alors que presque tout est déjà joué. L’important, c’est la phase d’implantation du couvert végétal et les interactions qui interviennent entre les espèces : compétition ou facilitation ? »
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