Selon Eau et Rivières, un groupe de travail, mis en place par les ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture, envisage "la suppression de l'interdiction d'extension" des élevages porcins dans des zones saturées d'excédents azotés, dites "Zones d'excédents structurels" (ZES). Une telle décision, a estimé l'association lors d'une conférence de presse lundi à Rennes, est "une porte ouverte à l'aggravation de la concentration des cheptels (...) avec des inconvénients environnementaux majeurs (phosphore, ammoniac, pesticides, gaz à effet de serre...)". "Un tel assouplissement va rendre beaucoup plus difficile la reconquête de l'eau en Bretagne", selon le délégué général de l'association, Gilles Huet.
Eau et Rivières, ainsi que la Fédération Nationale de l'Environnement (FNE) et WWF, ont décidé de quitter le groupe de travail gouvernemental en raison des orientations prises, ont indiqué les responsables de l'association bretonne. "Cela va totalement à l'encontre de ce qu'on fait en Bretagne depuis une dizaine d'années" et "c'est aux antipodes de la démarche du Grenelle de l'Environnement", a ajouté son porte-parole d'Eau et Rivières, Jean-François Picaud. "Il ne saurait être question (...) d'accepter que soit remis en cause, sous couvert de simplification, le principe de plafonnement des productions animales hors sol dans les zones denses", a assuré l'association.
La France est sous la menace d'une amende de plus de 28 millions d'euros pour non conformité avec une directive européenne de 1975 limitant à 0,50 mg/l le taux de nitrate dans l'eau. Neuf bassins-versants de Bretagne ne respectent pas encore ces normes.
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