"Le tribunal a retenu notre projet qui représente l'offre la plus pérenne et permettra de sauver 300 emplois sur 373", s'est félicité l'actuel directeur qualité de Tempé, Frédéric Kiszko, qui deviendra directeur général de la société.
Au nom de l'intersyndicale Cgt-Cftc-FO, Danielle Sage, déléguée FO et secrétaire du comité d'entreprise (CE) s'est dite pour sa part "estomaquée" par la décision du tribunal qui revient à remettre en selle "les mêmes cadres qui ont contribué à 20 millions d'euros de pertes cumulées, avec l'ancien Pdg qui revient en tant que consultant". Selon elle, les 73 licenciements "ne sont que le début, car bientôt l'usine Tempé ne sera plus qu'un siège social", compte tenu du développement de la sous-traitance qu'entendent mettre en place les repreneurs choisis. "D'autres projets de reprise qui tenaient mieux la route et qui étaient mis en place par de vrais professionnels étaient en lice", a-t-elle encore déploré.
Spécialisée dans la charcuterie et la gastronomie alsacienne
Interrogé par l'Afp sur les interrogations des représentants du personnel, M. Kiszko a rétorqué que le développement des "partenariats extérieurs" avait pour but de "développer l'entreprise" et ainsi de pérenniser l'emploi. Il a confirmé que l'ancien Pdg accompagnait le nouveau projet "à titre transitoire en tant que consultant". Selon lui, l'équipe en place "a prouvé qu'elle était capable de renouer avec les bénéfices" et va pouvoir désormais "prendre un nouveau départ".
Créée en 1910, Tempé est spécialisée dans la charcuterie et la gastronomie alsacienne. Elle emploie environ 400 salariés répartis sur trois sites de production et une trentaine de points de ventes. Après une période difficile au début des années 2000, Tempé avait renoué avec les bénéfices en 2005, pour un chiffre d'affaires actuel de quelque 50 millions d'euros. Malgré un premier plan social en 2001 (111 emplois supprimés), l'entreprise avait finalement dû être placée en redressement judiciaire en février dernier.
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