Une étude du cabinet Xerfi publiée vendredi relève que la production de foie gras devrait connaître cette année une hausse de 4%, ce qui porterait à 35% la croissance entre 2000 et 2008. Premier producteur au monde, la France devrait mettre sur le marché plus de 21.000 tonnes de foie gras en 2008, contre près de 16.000 tonnes en 2000.
Le foie gras est un "achat plaisir", souligne cette étude selon laquelle ce "statut" particulier devrait le mettre à l'abri des turbulences économiques. "Avec le champagne, le foie gras est un produit particulier acheté pour les fêtes de fin d'année et sur lequel on ne veut pas rogner même si l'année n'est pas bonne", a précisé Eline Maurel, auteur de l'étude, interrogée par l'Afp. Le budget annuel des ménages consacré au foie gras a augmenté d'environ 2 euros en 2007 (de 28 à 30 euros), tandis que les exportations sont passées de 3.200 tonnes en 2003 à 5.000 tonnes en 2007.
Renforcer le positionnement haut de gamme
Contrecoup de cette hausse de la production, une banalisation du produit est à craindre, estime Xerfi qui cite en exemple le saumon fumé. Pour valoriser le foie gras, le cabinet suggère de renforcer le positionnement haut de gamme du produit, tout en tenant compte de l'attachement des consommateurs à l'aspect traditionnel du foie gras.
L'étude prône également une autre stratégie qui consisterait à favoriser de nouveaux modes de consommation. En augmentant, par exemple, le nombre d'actes d'achat, toujours inférieur à deux occasions par an, ou encore en recrutant de nouveaux consommateurs pour rajeunir la population des acheteurs de foie gras.
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