Ces organisations d'éleveurs laitiers, toutes deux membres du syndicat European milk board (Emb), ont exprimé, au cours d'un point de presse, leur détermination à obtenir un prix "rémunérateur", revendiquant un "prix unique européen de 40 centimes le litre minimum", le niveau actuel se situant selon eux entre 30 et 33 centimes en France.
"Des camions de lait français envahissent le marché espagnol car il est encore moins bien payé aux éleveurs en France qu'en Espagne", ont assuré les deux syndicats dans un communiqué. La rencontre de Billère "s'inscrit dans la dynamique de l'organisation européenne Emb" qui rassemble 90.000 producteurs de lait dans 17 pays européens, ont précisé les organisateurs, affirmant représenter au total quelque 35 % des producteurs européens.
Les participants ont évoqué les actions qui seraient en cours ou en préparation dans différentes régions de France, dont des "blocages de camions et de laiteries", rappelant aussi le succès d'une récente "grève du lait" en Allemagne où les éleveurs ont obtenu une nette réévaluation de leur prix.
Le président de l'Opl, Jean-Louis Naveau, a évoqué en aparté le conflit qui oppose en France son organisation, membre de la Coordination rurale, et la Fédération nationale des producteurs de lait (Fnpl), rattachée à la Fnsea, accusée de "jouer le jeu des industriels et des coopératives laitières" dans les mécanismes de fixation des prix, au détriment des éleveurs.
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