L'institut a réaffirmé, dans un communiqué, les règles essentielles et spécifiques de la fabrication du Camembert de Normandie Aoc, particulièrement l'utilisation du lait cru mais aussi le moulage fractionné en cinq fois d'un lait caillé non brisé et l'emballage en boîte en bois.
Cette décision intervient dans le cadre d'une révision du cahier des charges de l'appellation d'origine protégée (Aop) Camembert de Normandie à l'issue d'une enquête de plusieurs années de l'Inao. Selon ce cahier des charges, l'aire géographique de l'appelation est recentrée autour des bassins herbagers et bocagers, et désormais réduite de 50 %, à 1.678 communes contre 3.234 initialement.
Une victoire face aux industriels laitiers
Les petits producteurs avaient remporté début mars une victoire face aux industriels laitiers, en obtenant que le camembert Aoc de Normandie reste fabriqué à partir de lait cru, ce qu'a confirmé l'Inao.
Réagissant à la décision de l'institut, le groupe français Lactalis, deuxième groupe laitier mondial, a de nouveau affirmé que le camembert au lait cru présentait « des risques spécifiques par rapport aux autres fromages ». En mars, Lactalis avait « informé » le ministère de l'Agriculture de « la présence de bactéries pathogènes » dans des camemberts au lait cru fabriqués par l'un de ses concurrents et avait transmis à la Direction générale de l'alimentation des rapports d'essai « confirmant cette présence ».
Les appellations d'origine protégées sont nées d'une réglementation européenne de 1992 qui vise à protéger toutes les Aoc au niveau de l'Union europénne. Toutes les Aoc fromagères françaises sont aussi des Aop.
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