« Les producteurs de porcs perdent entre 30 et 40 euros par bête vendue », a indiqué Jean-Michel Serres, président de la Fédération nationale porcine (Fnp). Il a estimé qu'il fallait agir dès jeudi lors du marché au cadran de Plérin en Bretagne qui fixe le cours de la viande de porc hebdomadairement. « Il faut donner un signal, que le prix d'achat revienne au niveau du prix de revient, pour éviter que les producteurs ne se découragent. Ensuite, il faudra négocier un code de bonne conduite pour l'ensemble de la filière », a-t-il réclamé.
L'augmentation mondiale du prix des céréales pénalise une filière dans laquelle l'alimentation représente 65 % du coût de revient. Elle est associée à une baisse du prix du porc alors que les consommateurs le paient « 5 à 6 % plus cher », ont déploré les éleveurs.
La loi de modernisation de l'économie en préparation n'a pas levé les inquiétudes, selon Jean-Michel Serres pour qui ce texte « va fragiliser les exploitants face à la toute puissance des grandes et moyennes surfaces ». Le blocage a été levé en début d'après-midi. Bruno Bonisset, responsable de la section porcine de la Frsea Auvergne-Limousin, a prévenu que les actions allaient se multiplier dans les grandes surfaces dès jeudi dans tous les départements de la zone.
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