Selon l'organisation syndicale, cette nouvelle augmentation "entraînerait, dans un cercle vicieux, la diminution de prix, la disparition d'éleveurs, et une baisse de qualité pour les consommateurs". Les ministres européens de l'Agriculture ont autorisé en mars les agriculteurs européens à augmenter de 2% leurs quotas de production de lait en 2008, pour répondre à une forte demande mondiale et à la hausse des prix constatée l'an dernier.
Cette proposition est une "erreur" et un "mauvais coup porté aux producteurs", estime l'Opl. Selon elle, l'objectif de la Commission européenne est "de faire disparaître les quotas laitiers" en les augmentant annuellement "jusqu'à ce qu'ils soient tellement élevés qu'ils n'aient plus de raison d'être et puissent être purement et simplement abandonnés". Jugeant les quotas "indispensables à la filière", l'organisation estime qu'ils sont les seuls à pouvoir assurer "aux éleveurs comme aux consommateurs une garantie de stabilité des prix qui devrait leur permettre d'obtenir une rémunération équitable". L'UE prévoit de réformer le système des quotas laitiers mis en place à l'origine en 1984 pour lutter contre la surproduction, afin de préparer leur disparition en 2015.
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