Le Kempen System est un nouveau système dalimentation et de management complet développé par les spécialistes de la nutrition des ruminants de Nutreco.
Ce système a été développé prioritairement pour les petites exploitations familiales typiques d’Espagne et du Portugal. Introduit en 2003 par la filiale de Nutreco – Nanta – il gère désormais l’alimentation de plusieurs milliers de vaches dans ces pays.
![]() En moyenne selon Nutreco, les apports avec "Kempen system" sont de 18 kg de concentrés et de 8 kg de foin par jour. (© DR) |
Les vaches laitières sont alimentées l’aide d’un concentré spécial et de foin, apporté séparément. Dans les deux compartiments, l’alimentation est en libre service et à volonté. En moyenne selon Nutreco, les apports sont de 18 kg de concentrés et de 8 kg de foin par jour. « Le Kempen système apporte par ailleurs un certain nombre d’informations économiques, sans parler de ses avantages techniques » peut-on lire sur le site internet de l’entreprise : « Les besoins en main d’oeuvre, terre et eau sont donc fortement réduits. Les terres peuvent en effet être utilisées à d’autres fins sans que la production de lait ne soit pénalisée, puisqu’elle est en augmentation grâce au système. » De même, les investissements en matériel, alimentation et stockage sont également diminué. L’ensemble de ces bénéfices convient de fait parfaitement aux exploitations familiales, revendique l'entreprise, en particulier lorsque la main d’oeuvre, les terres et l’eau sont des facteurs limitant.
Pas d’acidification
Le système commence à se développer en Irlande du Nord : la ferme Oghill, dans le comté de Fermanagh, en Irlande du Nord utilise ainsi le Kempen system pour son troupeau de 175 vaches Jersey. A l’année, elles reçoivent approximativement 6 tonnes de concentrés et trois tonnes de foin par vache, soit quelques 15-16 kg de concentré par jour et 4,5 5 kg de foin par jour.
Selon le professeur Lo Den Hartog, directeur du service de R&D du groupe Nutreco, ce système convient aux fermes familiales disposant « de peu de terre et de main d’oeuvre ». Côté alimentation, le système se base sur la mise à disposition à volonté des concentrés et du fourrage, « sans que ceci ne cause d’acidification du rumen ». Le fourrage couvre les besoins en fibres et le concentré satisfait les besoins en autres nutriments. « Cela a permis d’augmenter à la fois la production et la qualité du lait, tout en réduisant le besoin en main d’oeuvre par la suppression des apports rationnés. »

Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026