Les droits à l'importation ont été suspendus une première fois le 1er janvier pour six mois, jusqu'au 1er juillet 2008, et la Commission européenne, qui a cette prérogative depuis 2007, va prolonger cette suspension "jusqu'en 2009", a-t-on précisé de même source. Ces tarifs douaniers "peuvent être remis en vigueur à tout moment, si cela s'avère nécessaire", a ajouté la source, parlant sous couvert de l'anonymat.
Payer plus cher maïs et sorgho utilisés pour l'alimentation animale
L'Union européenne, qui en temps normal est en situation d'autosuffisance pour les céréales, et importe seulement du maïs, a été "importatrice nette de céréales pour la campagne 2007-2008" après avoir subi deux récoltes médiocres successives, du fait de mauvaises conditions climatiques, a-t-elle indiqué. "Si les tarifs (droits de douane, ndlr) n'avaient pas été suspendus, l'Union européenne aurait du payer plus cher son maïs et son sorgho" utilisés pour l'alimentation animale, a-t-elle expliqué.
L'Union européenne devrait par ailleurs supprimer à terme définitivement l'obligation de mise en jachère. Et la remise en culture de 4 et 5 millions d'hectares devrait permettre une production supplémentaire de 30 millions de tonnes de céréales pour la prochaine campagne. "Tout dépendra des rendements", a souligné la source européenne.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »