Plusieurs organisations d'agriculteurs et de défense de l'environnement appellent à un "pique-nique sans OGM" et à "une chaîne humaine" mardi 13 mai autour de l'Assemblée nationale, où les députés devraient adopter un projet de loi pour encadrer les cultures transgéniques en France.
Dans un appel à la "mobilisation générale" et "pour la liberté de produire et de consommer sans OGM", Greenpeace, Les Amis de la Terre, Attac, la Confédération paysanne et la Fédération nationale d'agriculture biologique, entre autres, veulent former cette chaîne humaine pour "protéger les députés de la contamination génétique".
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Pour aller plus loin :
« OGM : la France village gaulois ? » Dossier spécial à lire sur Terre-net.fr pour vous faire votre propre opinion. |
L'appel au pique-nique, à 13 heures sur l'Esplanade des Invalides à Paris "et devant toutes les préfectures de France" est relayé par l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage, qui estime que "Le Grenelle de l'Environnement doit maintenant prendre son envol parlementaire". De leur côté, des chefs cuisiniers et des vignerons publient lundi dans Le Monde un appel pour l'application du "principe de précaution". "Pas d'OGM à nos tables et dans nos caves dans l'état actuel de nos connaissances", demandent ces chefs dont Olivier Roellinger, Michel Bras, Alain Passard et Marc Veyrat.
Des chefs cuisiniers et des vignerons
Cet appel a été lancé à l'initiative de Générations.C, un collectif de 83 jeunes cuisiniers et est soutenu par l'association Terre et Vins du monde. Ils demandent notamment le maintien d'un amendement prévoyant que "les OGM ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées "sans OGM" et en toute transparence".
Cet amendement a été modifié par le Sénat et prévoit désormais que la définition de culture "sans organisme génétiquement modifié (OGM)" renvoie à une définition au niveau européen, où elle n'existe pas encore. L'UE autorise actuellement un seuil de présence accidentelle d'OGM de 0,9% dans les cultures conventionnelles.

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