« Nous allons continuer notre travail de lobbying auprès de la Commission économique de l'Assemblée nationale afin d'obtenir un ou deux amendements indispensables » pour obliger les distributeurs à justifier sur facture les différents services qu'ils proposent à leurs fournisseurs, a déclaré Jean-Michel Lemétayer, le président de la Fnsea, à sa sortie de l'Elysée. Mais interrogé pour savoir si le chef de l'Etat s'était déclaré en faveur de tels amendements, M. Lemétayer a répondu : « Ce n'est pas son rôle. » Il a indiqué qu'il avait « sollicité un entretien » sur ce sujet avec le Premier ministre, François Fillon.
Le 24 avril, Jérôme Bédier, le président de la Fédération du commerce et de la distribution (Fcd), avait jugé que le projet de loi était « bien écrit ». La grande distribution, très concentrée face à une multitude de Pme alimentaires, considère que le texte ne doit pas détailler « ligne par ligne » les « contreparties » proposées par les distributeurs en échange de la liberté qu'ils ont obtenu de négocier les tarifs avec leurs fournisseurs.
« Une phase plus dure »
Le projet de loi de modernisation de l'économie doit être examiné par la Commission économique de l'Assemblée nationale à partir du 14 mai avant d'être débattu en séance publique à partir du 27 mai. La Fnsea, l'Ania et plusieurs autres organisations s'étaient dites prêtes, le 24 avril, à manifester devant l'Assemblée nationale avant l'examen du texte si leur revendication n'aboutissait pas.
Le président de l'Ania, Jean-René Buisson, n'a pas exclu vendredi qu'agriculteurs et industriels « passent à une phase plus dure » si les amendements parlementaires qui seront déposés par des députés UMP favorables à leur cause n'étaient pas adoptés.
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