A Angers, 150 éleveurs bovins venus de tout le Maine-et-Loire, selon les syndicats, une centaine selon la police, se sont présentés dès 05h30 devant la préfecture avec des tracteurs avant de manifester dans le calme dans le centre.
Les éleveurs de la FDSEA ont dénoncé en particulier les conséquences sur le marché du jeune bovin (ou "broutard") des mesures sanitaires prises contre la fièvre catarrhale ovine par l'Italie, début mars. Principal importateur de ce type de viande en Europe, ce pays n'importe plus d'animaux non vaccinés depuis le 3 mars. "Le problème, c'est que ces vaccins nécessitent plusieurs injections, qu'il faut du temps et que seuls les vétérinaires sont autorisés à les faire. De fait, plus rien ne part depuis un mois", explique Mickaël Bazantay, l'un des responsables FDSEA de Maine-et-Loire, un département qui compte environ 4.500 éleveurs bovins. Il a également pointé "les difficultés" que rencontrent les exploitations bovines du fait de la hausse du coût de l'énergie et des fournitures alimentaires. Selon la FDSEA, les revenus des exploitations bovines ont chuté de 23% en 2007. Les manifestants étaient également une centaine à La Roche-sur-Yon et une dizaine à Laval, où ils ont été reçu à la préfecture.
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