 Cette femelle s’est échangée pour 6,86 euro / kg carcasse. (© Acti-Ouest) |
L’ambiance commerciale est pesante. Le coût de l’aliment élevé démotive la filière bovine à produire des animaux de concours qui demandent beaucoup d’attention, de temps et d’argent.
De plus, la date du week-end pascal les 22, 23, 24 mars, est trois semaines en avance par rapport à l’an passé, soit vingt et un jours de moins pour engraisser les animaux. Le résultat se voit sur les animaux à l’œil nu, ce qui ne peut que déplaire aux acheteurs qui viennent acquérir de l’exceptionnel dans des races pures et sur un terroir plus que réputé : le Charolais.
6,86 €kilo /carcasse pour le super prix d’honneur cularde
Le jury a mené a bien son travail, pas toujours facile lorsque l’écart se creuse entre les conformations, ce qui complique quelque peu le classement des animaux de milieu de tableau. Cette femelle sortie tout droit de l’élevage de chez Daniel Poinet situé à Saint Août, s’est échangée pour 6,86 euro / kg carcasse. A l’inverse le mâle châtron qui a reçu le plus d’honneur a été cédé pour 4,87 euro/ kg carcasse. Fabrice Prechionnet qui estime que la concurrence n’est pas assez présente, n’hésite à faire connaître son mécontentement. « Je pensais pouvoir le vendre 5,33 euro, je perds 0,47 euro du kilo carcasse, la perte et la hausse du prix de l’aliment, amène à se poser des questions sur l’avenir de notre travail, qui même sur une journée comme celle-ci, n’est pas valorisée. Les acheteurs ne sont pas assez nombreux et nous nous trouvons coincés et obligé de céder à la pression de l’acheteur ». 10 % de la présentation est restée sur la place.
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