"Avec ce voyage en Estonie, Lituanie et Lettonie, je poursuis la construction d'une majorité qualifiée de pays européens pour un accord politique sur le bilan de santé de la Pac qui doit intervenir en novembre", a déclaré M. Barnier après un entretien avec son homologue lituanienne Kazimira Danute Prunskiene.
Le ministre a rappelé les trois principales demandes que la France souhaite voir adoptées dans le "bilan de santé" de la Pac : "création d'outils de gestion des crises climatiques et sanitaires, aide à l'organisation des filières de produits en modifiant le droit européen de la concurrence, et une meilleure répartition des aides en faveur des secteurs qui n'en bénéficient pas ou peu". Parmi les secteurs qui devraient bénéficier de ces aides, en contrepartie d'une baisse des aides directes en faveur des céréaliers, Michel Barnier a cité, "les ovins, le lait dans les zones fragiles, l'agriculture biologique, les fruits et légumes et les protéagineux comme la luzerne et les pois".
Ovins, lait, agriculture biologique, fruits et légumes et protéagineux
"Cet accord politique, alors que la France présidera l'Union Européenne au second semestre, vise à rendre la Pac plus forte et plus équitable", a plaidé le ministre français. Une "majorité qualifiée" à Bruxelles nécessite 255 voix sur un total de 345 voix pour les 27 pays (la France en dispose de 29). Selon M. Barnier, une "vingtaine de pays", dont la Lituanie, adhéreraient actuellement aux thèses françaises concernant le "bilan de santé". Lundi matin, à Tallin, M. Barnier avait rencontré le Premier ministre estonien Andrus Ansip. Mardi, en Lettonie des rencontres sont prévues avec le ministre de l'agriculture Martins Roze, le ministre des Affaires étrangères Maris Riekstins et le président de la République Valdis Zatlers.
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