Selon les scénarios et les modèles climatiques, à l’horizon 2100, on prévoit de +1.9 à +4.6 °C. Pour la France, l'évolution des températures serait plus marquée en automne et en été. Côté précipitation, l’Ouest de la France serait beaucoup plus arrosé en hiver et les étés plus secs partout.
10 à 20 jours d'avance
Les dates d’épiaison ont déjà avancé sur les 27 dernières années de l’ordre de 5 à 12 jours selon les zones, commente Jean-Christophe Moreau de l’Institut de l’élevage. « A l’avenir, elles pourraient encore avancer de 10 à 20 jours ». Même constat pour les dates de départ de végétation. « Plus on va vers le sud, plus on pourra mettre à l’herbe tôt ». Si les rendements de printemps s’en trouvent amélioré, le déficit hydrique d’été va les diminuer, voire les supprimer en fin d’été. « Actuellement, aucune graminée ne supporte des températures supérieures à 28°C ».
 La mise à l'herbe des animaux sera plus pécoce. (© DR) |
Pour les systèmes herbagers, cela implique certaines évolutions : mise à l’herbe plus précoce des animaux, rentrée plus tardive. Pas d’évolution globale des stocks fourragers, mais une disponibilité différente. Moins de stocks nécessaires en hiver, mais des besoins plus importants en été.
Pour Jean-Christophe Moreau « les éleveurs devront adapter leurs choix d’espèces et de variétés ». Et, dans de nombreux systèmes il faudra prévoir la distribution de fourrages conservés sur deux périodes : été et hiver. « Il sera prudent de mettre en place des stocks de report plus importants que ce qui était pratiqué jusque là, pour faire face aux aléas », souligne encore le spécialiste.
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