 Selon Michel Barnier, « le sentiment général de tous mes collègues, c'est qu'il vaut mieux pas d'accord qu'un mauvais accord sur l'économie agricole ». (© Photo Pierre Boiteau - Terre-net Média) |
« Nous sommes prêts à dire tous ensemble que le dernier papier (du président des négociations sur l'agriculture à l'OMC Crawford) Falconer est inacceptable, encore plus déséquilibré que les précédentes copies », a commenté M. Barnier devant la presse. Selon lui, cette proposition « met en cause des pans entiers de l'activité agricole européenne, notamment dans le domaine des fruits et légumes ou de l'élevage ». « Le sentiment général de tous mes collègues, c'est qu'il vaut mieux pas d'accord qu'un mauvais accord sur l'économie agricole », a résumé le ministre français.
La réunion des ministres de l'Agriculture, à l'intiative de M. Barnier, a été boudée par sept pays (Royaume-Uni, République tchèque, Malte, Lettonie, Suède, Danemark et Estonie). Forte du soutien de ces vingt pays, la commissaire européenne à l'Agriculture Mariann Fischer Boel pourra exiger du commissaire au Commerce Peter Mandelson « une ligne responsable et dure », a-t-il noté. Les médiateurs chargés des groupes de négociation à l'OMC ont publié récemment trois nouveaux textes de négociation pour l'agriculture, les biens industriels et les services dans le cadre du cycle de Doha visant à libéraliser le commerce mondial.
Le cycle de négociation de Doha, lancé en 2001 dans la capitale du Qatar, oppose les pays en développement, qui dénoncent les subventions agricoles des pays riches, à ces derniers qui réclament une baisse des barrières douanières pour les produits industriels et les services.
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