La hausse du prix des aliments composés a incité les fabricants à modifier leurs formules. Avantage au maïs plus qu’au blé ou à l’orge.
La hausse du prix des aliments composés a incité les fabricants à modifier leurs formules. « La part des incorporations de maïs dans les aliments composés continue à s‘élever », note Agreste dans sa note de conjoncture "Moyens de production" de février. La récolte a été bonne, les importations sont importantes et le prix est plus avantageux. « En novembre 2007, cette part atteint 39 % de l’ensemble des incorporations de céréales, contre 27 % un an plus tôt ». Les incorporations de sorgho connaissent aussi une très forte augmentation. Elles passent de « de 0,9 % du total en novembre 2006 à 4 % en novembre 2007 », précise Agreste. « A l’inverse, les incorporations de blé diminuent sensiblement, passant de 49 % de l’ensemble des céréales il y a un an, à 44 % ». Idem pour les incorporations d’orge. Elles concernent 9 %, contre 18 % un an plus tôt.
Plus d’aliments composés pour les ruminants
« La production d’aliments composés continue sa progression au mois de novembre, avec 7 % d’augmentation par rapport à novembre 2006 », indique Agreste. La hausse cumulée sur 2007 est de 5 % par rapport à 2006. Cette croissance est très forte pour les ruminants, « en particulier les bovins (+14 % par rapport à novembre 2006, +9 % en cumul sur onze mois) », souligne Agreste. La demande est soutenue par la mauvaise qualité du fourrage et les efforts des éleveurs pour produire plus de lait.
« La remontée de production pour les volailles et les porcins se poursuit également : en cumul depuis le début de l’année, respectivement +6 % et +3 % par rapport à 2006. Selon Coop de France, il y aurait depuis juillet un transfert de la fabrication à la ferme vers l’aliment composé dans les secteurs du porc et de la volaille. Des éleveurs fabricants d’aliments à la ferme auraient choisi de vendre une partie de leur récolte et de s’approvisionner en aliments composés ».
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