"La décision du 9 août 2007 du préfet d'Ille-et-Vilaine est suspendue jusqu'à ce que le tribunal se soit prononcé sur les conclusions tendant à son annulation", explique le juge des référés dans son ordonnance. Le juge évoque "en l'état de l'instruction", "des doutes sérieux quant à la légalité de l'arrêté", étant donné "l'atteinte à la ressource en eau".
La justice avait été saisie par Eau et rivières de Bretagne ainsi que par des associations de pêche et 20 communes de la périphérie rennaise. Selon les plaignants, l'idée du GIE Terre-Eau, regroupant une centaine d'éleveurs, est de transférer 35.000 m3 de lisier de cantons en surcharge d'azote, issue des déjections animales et à l'origine des nitrates dans l'eau, vers d'autres terres, situées à quelques dizaines de kilomètres. Mais au delà les nitrates, ce sont surtout les "excès de phosphore" qui inquiètent Eau et rivières dans ce projet.
Les algues toxiques créées par les excès de phosphore sont "bien plus nocives pour la santé publique" que les nitrates, a ajouté leur porte-parole Jean-François Piquot, interrogé par l'AFP. Selon le mémoire de défense du préfet, "le projet peut avoir une incidence positive sur la qualité des eaux". En effet, argumente le document, il "diminue la pression azotée et phosphorée globale, tant par la meilleure répartition spatiale que par la substitution qu'il encourage d'une partie des engrais minéraux par des fertilisants organiques".
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